LES MÉDIATIQUES

Le tournoi top secret
Beau moment de camaraderie au Palais fédéral. Pour consacrer la
fraternité des métiers, un tournoi de jass a réuni médias et politiciens.
Chaque journaliste pouvait choisir l'élu partenaire. C'est ainsi que le
malin Ludovic Rocchi (Le Matin dimanche) a fait équipe avec la
socialiste Christiane Brunner, réputée redoutable joueuse. Mais c'est
un autre tandem qui l'a emporté, Luzi Stamm (UDC) et un stagiaire
de la radio, Stéphane Deleury. Photos, images TV, tout avait été mis
en place pour immortaliser ce magnifique instant. Jusqu'à ce que les
rédactions concernées interdisent brutalement toute communciation
sur le sujet. Finissant tout de même par réaliser que l'indépendance
de la presse se retrouvait légèrement pomme avec le bour.
ARD.

Marchand de fables
Gilles Marchand, directeur de la TSR, aime les fables plus que tout
autre texte apprend-on dans Le Matin. Celles-ci sont même
«essentielles». A bien considérer les décors toujours plus grandioses,
toujours plus France2esques dont il nous gratifie au lancement de ses
nouvelles émissions, on se pique à penser que celle qu'il affectionne
entre toutes est peut-être bien La grenouille qui veut se faire aussi
grosse que le boeuf. Et que dit-elle? Que la grenouille vit un boeuf,
qu'envieuse, elle s'étendit, s'enfla et se travailla. Et que lui arriva-t-il
à si bien s'enfler? Pardi, elle en creva.
BS

Z'ONT DIT
Sans en avoir Baudelaire
Si Baudelaire s'était intéressé aux radars sur les routes vaudoises, il
aurait dit: «Tout ce qui est excessif est insignifiant.» C'est le
rédacteur en chef adjoint du Matin, Denis Pittet, qui l'affirme et qui
cite le poète dans son éditorial évoquant le moratoire vaudois sur les
radars, décrété pour 2007. Quoi, qu'ois-je, où cours-je, le grand,
l'immense Baudelaire était contre les excès? Ça alors! Vérification
faite dans trois dictionnaires de citations, la phrase est, en fait, de
Talleyrand. Histoire d'un excès de vitesse journalistique: pour les
plumes qui vont trop vite, on n'a pas encore inventé de radars.
ARD.

Epelle-moi «ébedo»
De deux choses l'une, l'autre c'est l'ortographe: soit le service de
correction de l'Hebdo traverse un passage à vide, soit le système de
traitement de texte a la grippe aviaire. Après quelques semaines de
surprises en tous genres, le numéro du 23 février attribue les mots
suivants à la conseillère d'Etat Anne-Catherine Lyon, cités tels quels:
«C'est oublier que l'école publique est fondée sur les rpincipes
démocratiques, alors que les écols privées visent principalement à
faire de l'argent en scolrisant ldes élèves. Vus n'avez pas évoqué...»
Le thème de l'article – enfin de l'artcel – était tout trouvé: le contrôle
de la qualité de l'enseignement. Le contrôle, c'est fondamental.
ARD.

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