TEXTE: SCARBO
Dans leur marche triomphale vers les élections de 2007, les
radicaux recourent aux outils les plus modernes. Le Parti radical
diffuse des spots sur l’internet, qui permettent à Christa
Markwalder ou Fulvio Pelli d’exprimer leurs convictions.
Difficile de faire plus branché que ces vidéos qui alternent plans
serrés, images sautillantes, séquences en noir et blanc, la
caméra juchée sur l’épaule dans un style très chaloupé qui, à la
longue, donnerait presque le mal de mer. Un peu comme si les
héros du film s’exprimaient depuis le pont d’un bateau. Un pont
légèrement incliné. Le Titanic, par exemple.
Mais pourquoi donc le PDC s’oppose-t-il à la privatisation de
Swisscom? Ce parti de centre droit aurait-il renié ses origines
bourgeoises? Tourné casaque Quelques élus de droite, dont
nous tairons les noms par charité démocrate-chrétienne, croient
avoir trouvé l’explication. Une explication qu’ils résument par
cette formule très élégante: le PDC, c’est comme les WC. C’est,
au fond, à gauche.
Un événement historique vient de bouleverser la Suisse romande
en général, et Martigny en particulier. Pascal Couchepin et
Léonard Gianadda se seraient réconciliés. Par souci de
concision, nous n’évoquerons pas ici les subtils contentieux qui
ont longtemps séparé les deux hommes, et leurs ancêtres avant
eux. La brouille aurait pris fin grâce à cet article de Bilan dans
lequel Couchepin cite Léonard Gianadda parmi plusieurs grands
cerveaux issus du terreau martignerain. Ce touchant hommage
devrait inciter la Fondation Gianadda à engager un nouveau
sculpteur. Pour élargir les portes, au burin, dans les locaux du
directeur. |