A propos de l'éditorial «La civilisation, selon Moritz», Saturne
N° 12
COUP DE GUEULE!
Je suis rassurée que votre pensée soit publiée dans un journal
satirique. J'aimerais juste vous poser une question: «Avez-vous eu un
proche aimé qui est mort tragiquement à cause d'un irresponsable?»
Je suis contre la peine de mort, contre les règlements de compte pour
sauver «l'honneur de la famille»..... Mais que faire quand on dénonce
à nos autorités un comportement contre la loi sur nos routes ou
ailleurs et qu'on nous répond: «Tant qu'il n'y a pas d'accident les lois
ne nous permettent pas d'agir»? Bravo à M. Leuenberger pour son
coup de gueule! Que je prends, comme votre article, à un deuxième
degré.
MARGUERITE JOST KJELSBERG, BIENNE
RESPECT DE L'AUTORITÉ
C'est toujours avec beaucoup d'intérêt que je lis vos articles. Il sont
frappés au coin d'un réalisme et d'un bon sens qui ne se démentent
jamais. Bravo! S'agissant de notre président, je partage entièrement
votre avis de «séparation des pouvoirs» mais, cela dit, il m'apparaît
que le problème des chauffards est malheureusement, comme
beaucoup de ceux relatifs aux «incivilités», la conséquence directe de
la perte de l'échelle des valeurs, qu'elles soient d'ordre spirituel ou
temporel. Dès l'instant où, depuis Mai 68, on a proclamé tout autour
de la planète qu'il était «interdit d'interdire», nombre de
«psychofreins» s'en sont allés: entre autres la peur du gendarme et le
respect dû aux parents, à l'autorité en général. Je ne voudrais pas
continuer à enfoncer des portes ouvertes, mais il faut bien réaliser
que, si l'on veut revenir à une société plus «équilibrée», cela ne se
fera pas en une génération, alors que, pour l'avoir émasculée, une
génération a largement suffi... Avec mes respectueux hommages et
mes félicitations!
GÉRARD NEUFFER, GENÈVE
Lettre d'humeur d'un lecteur
LES ALSACIENS SONT LES BIENVENUS À BÂLE
La tangente nord, la voie rapide urbaine souterraine en cours de
réalisation à Bâle et reliant l'autoroute française à notre A2, n'est pas
une route cantonale, mais une route nationale que l'on ne peut
emprunter qu'avec la vignette autoroutière. De nombreux frontaliers
ou visiteurs alsaciens qui transitent par le tronçon du tunnel menant
de la douane à la gare de St. Johann, près de la Voltaplatz, pour se
rendre au centre-ville, ont été interceptés, lundi 10 avril, par la police
cantonale de Bâle-Ville, lors d'un contrôle ciblé sur la vignette.
Les automobilistes en infraction ont dû payer une amende de 100
francs et s'acquitter du prix de la vignette autoroutière à 40 francs
valable toute l'année sur tout le réseau suisse. Cela fait cher pour
quelques centaines de mètres de tunnel urbain. Les flics bâlois se
sont montrés particulièrement tatillons et n'ont pas tenu compte de la
bonne foi des automobilistes qui voulaient juste se rendre au centreville.
«Le cadre juridique est clair. Un panneau vert placé à l'entrée du
tunnel après le poste frontière indique qu'il s'agit d'une autoroute. Si
on roule sur une autoroute, même si elle est en construction, il faut
avoir une vignette», se justifie le porte-parole de la police, Klaus
Mannhart. Sans tenir compte qu'en France les panneaux d'autoroute
sont bleus, tandis que les verts indiquent les routes normales. Donc,
si vous roulez sur un chemin vicinal, à la recherche de champignons,
mais future bretelle d'autoroute, vous risquez l'amende. Il y a un chef
auquel il faudrait les lui remonter, les bretelles. La vignette de la
mesquinerie, avec palmes, est décernée ce printemps aux flics de la
cité des bords du Rhin.
XAVIER KOEB, MARACON
«Urbaine» entendue dans un parc lausannois
«J'adore quand tu prends des initiatives, allez, vas-y!»
PIZZOLATO PAOLO, LAUSANNE |