Crèche ailleurs
C'est beau, comme Moritz Leuenberger sur une plage d'Oman: le
président de la Confédération a décidé d'ouvrir une crèche pour ses
collaborateurs. Seulement voilà, le moins qu'on puisse dire, c'est que
le patron du Département fédéral des transports (DETEC) n'a pas vu
les choses en grand: sa crèche compte en tout et pour tout 10 places.
En gros, impossible de placer son rejeton avant 2017, liste d'attente
oblige. Pour les enfants des employés du DETEC, le mot d'ordre est
tout simple: va crécher ailleurs!
B.S.
Ça pue le terrorisme
Ça ressemble à une innocente grappe de raisin rose transparent,
mais c'est censé évoquer une grenade. Alors Flowerbomb, le parfum
de L'Oréal au «bouquet explosif» comme dit la pub, vient d'être
interdit de vente dans l'enceinte de l'aéroport d'Oslo. Soi-disant parce
que «d'éventuels terroristes ou pirates de l'air» pourraient en faire
«mauvais usage», ont décrété les services de sécurité. Quel flair! Ils
ont compris que, derrière un acheteur de Flowerbomb, se cache peutêtre
un terroriste assez con pour essayer faire sauter un avion avec
un flacon de parfum.
N.D.
Moche et pas cher
Les chiffres d'affaire des magasins de vêtements en 2005,
récemment publiés dans Le Temps, révèlent que les Suisses
s'habillent bon marché. En tête des ventes, en effet, le fameux
magasin suédois H&M avec 649 millions de francs, suivi par Manor
avec 600 millions et – ça se dégrade au niveau de l'esthétique – C&A
avec 525 millions. Car, oui, les Suisses s'habillent pas cher. Mais,
surtout, les Suisses s'habillent mal. En quatrième position, les
délicieux imprimés floraux de chez Vögele. En cinquième, les
magnifiques complets mauve, violet et jaune de chez Spengler. Et,
comme si cela ne suffisait pas, on apprend que, «selon des
estimations que le groupe refuse de confirmer», c'est
vraisemblablement Migros qui serait le plus important détaillant de
vêtements en Suisse! Normal, le vert et l'orange vont – se marient
tellement bien au teint suisse allemand.
N.D.
Epais comme un fond de teint
Aux Etats-Unis, Revlon s'apprête à réaliser son plus grand lancement
depuis dix ans, une ligne de maquillage destinée aux femmes de plus
de 50 ans: des couleurs faciles à appliquer sur des paupières ridées,
des modes d'emploi écrits en gros caractères, des packagings et des
applications adaptés à des mains, comme le dit gracieusement la
marque, «devenues malhabiles». Offrent-ils une truelle plutôt qu'un
pinceau? Avec des arguments pareils, quelle est la femme qui osera
avoir de tels maquillages dans sa salle de bain, véritable dénonciation
de son grand âge? Jules Renard, au moins lui, avait tout compris: «La
femme parle toujours de son âge, mais ne le dit jamais.»
B.S.
Sur scène comme à la ville
Après Claude Frey dans Fribug, voici Valérie Garbani dans Les
monologues du vagin de la sulfureuse féministe américaine Eve
Ensler. Le 13 mai prochain, en effet, la conseillère nationale
neuchâteloise montera sur scène pour y déclamer quelques
témoignages de ces vagins défleurés et parfois meurtris. Et ce ne
sera pas facile, puisque la politicienne se dit elle-même «assez
timide» et trouve de surcroît ces témoignages «parfois un peu
choquants», comme elle l'a confié au journal L'Express. Mais rien
n'arrêtera celle qui est aussi cheffe des Affaires culturelles... puisque
la pièce se joue pour la bonne cause, en faveur de Médecins du
monde. Ouf. Parce que, si l'idée, c'était de rendre plus sexy la
programmation culturelle de sa ville, c'était raté.
N.D.