Hacheuté rady câle
Le Parti radical suisse (PRD) offre sur son site un shop sans doute
rédigé à la sortie d'un congrès gaillardement arrosé. Au rayon
gadgets, il propose «un stick pour les fèvres», des «pin's de jublié»,
des «allumettés». On trouve ensuite des objets dont la fonction nous
échappe: des «mappe de presse», des «Mint-Card» – ça se mange ou
ça se colle à l'arrière de la Subaru? Et puis aussi des «tissu de
rafraîchissement» – mis au point pour éponger la sueur après une
élection? Enfin, et c'est là qu'on mesure que les radicaux ont toujours
le sens de l'humour: «Des craies de couleur pour écrire sur le
bitume». C'est vrai que le PRD compte de nombreux révolutionnaires
qui adorent se mettre à genoux pour crayonner la route comme le
Genevois John Dupraz par exemple ou le Vaudois Charles Favre.
Enfin, pour la bonne bouche: Des «vestes de sécurité»? En cas de
radical naufrage, peut-être...
B.S.
Le verre des Verts
On croyait les Verts détachés des basses contingences terrestres,
libérés de la tyrannie des apparences et préférant la jute aux fines
toiles. Et pourtant, dans leur shop online, on trouve pour la modique
somme de 20 francs, une «magnifique bouteille réalisée à 100% en
verre recyclé. Elle fera sensation sur votre table et n'aura rien à
envier à une bouteille de grand cru.» Sans compter que :
«L'inscription «eau fraîche du robinet» lui confère un charme fou!»
Qui peut bien avoir rédigé ça: Nadine de Rotschild?
B.S.
Le coup de sac du PDC
C'est sûr, faire jeune n'est pas donné à tout le monde. Mais faire
aussi vieux que le PDC, c'est simplement héroïque. Dans son shop, le
parti vend un sac à l'allure branchée: la bandoulière, la matière
synthétique, tout y est. Seulement voilà, il y a cette petite touche
PDC en plus qui a voulu son sac «trilingue»: une inscription en grand
qui dit «Arbeit, famiglia et... sécurité sociale». Voilà qui promet de
rajeunir l'électorat PDC et de le faire passer au moins de 70 à 68 ans.
B.S.
Gros moyen pour petites bêtes
Un fait divers qui, paraît-il, inspire beaucoup Blocher. Ça s'est passé à
Domat/Ems dans le canton des Grisons. L'incendie aurait pu mal
tourner, mais ouf! les occupants ont pu s'échapper à temps de leur
domicile en feu. La maison, elle, en revanche, est entièrement
détruite. Poutsée, cramée, exterminée. Les causes du drame?
L'amour de la poutse justement, du propre, du tip top, du nickel. Un
élan obsessionnel d'éradication de tout insecte vivant dans la
demeure. Car, oui, c'est bien le traitement de désinsectisation
intense infligé par un spécialiste de la région qui a provoqué
l'incendie. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il a trouvé la bonne
technique, celui-ci, pour leur faire la peau, aux cafards. Cette fois,
c'est sûr, ils ne vont plus revenir.
N.D.
Nota bene ou notes à benêts?
Les radicaux neuchâtelois font rien qu’à copier. Leur président,
Comte, et leur chef de groupe, Wälti, l’un étudiant ou presque, l’autre
enseignant ou réputé tel, ont vu que le combat sur le rétablissement
des notes réussissait à leurs collègues genevois. Ils ont donc supputé
un quelconque profit électoral et monté le cheval de bataille. Ils
oublient juste que, chez leurs voisins, le Département de l’instruction
publique n’a pas été entre les mains radicales ces huit dernières
années. S’ils avaient su parler, les duettistes radicaux auraient pu, en
temps utile, s’ouvrir de leur projet à leur conseiller d’Etat d’alors,
Thierry Béguin. Mais non, ce n’est qu’aujourd’hui qu’ils sont tout
retournés. C’est cela qu’on appelle un Comte à rebours et ça donne
6-5-4-3-2-1 partez! ou le portrait chiffré du PRD neuchâtelois.
B.C.