A propos de « Et alors?» d'Ivan Frésard, Saturne N° 19
A Ivan Frésard
(...) Je tiens à remercier M. Ivan Frésard de m'avoir fait l'honneur et
l'avantage de me qualifier de «pauvrette dramatique» avec l'humour,
la finesse et l'intelligence analytique qui le caractérisent pour avoir
laissé citer, quelle horreur! l'école qui m'a formée dans notre
programme théâtral. Tant d'ébouriffante poésie me bouleverse, moi
qui me bornais jusque-là à me traiter, sans panache je l'avoue, de tête
de bois ou de folle furieuse, vu le manque d'audace et d'originalité
intrinsèque de notre projet théâtral (Othello en langue originale, une
paille)! Peste, fichtre, diantre, me voici maintenant affublée d'un pic,
d'un roc, que dis-je d'une casserole bien sonnante tant l'expression,
qui tend au pur génie créatif, me confère un petit côté Cosette
cyclothymique et suicidaire on ne peut plus plaisant. Bravo, M.
Frésard, pour votre sens critique si caustique et pour un fair-play que
le monde du sport vous envie.
Et que dire de votre insinuation additionnelle? Car, en fin observateur
que vous êtes, vous vous étonnez, à ma plus grande joie, que
«personne ne me connaisse», alors que je réalise ici ma première
mise en scène. Incroyable, en effet! Moi qui m'attendais à un
triomphe romain en règle et à des hordes de supporters hystériques
scandant mon nom et me jetant des sous-vêtements en offrande à la
sortie de la générale, tels vos auditeurs, sans nul doute, lors de vos
stages radio initiaux! Je partage votre stupéfaction outrée et vous suis
de ce pas à travers la porte béante que vous avez si gentiment
enfoncée pour les éventuels lecteurs un peu lents à la
compréhension.
Félicitations pour vos aptitudes journalistiques et pour votre pamphlet
culturel qui, dans un domaine rongé par les difficultés pécuniaires,
met enfin le doigt là où ça fait vraiment mal et s'attelle avec courage
à un problème de fond, désopilant s'il en est.
Je me permets donc de vous exprimer par la présente toute mon
admiration éperdue et de vous inviter, puisque mes acteurs et moimême
n'avons eu le plaisir de vous accueillir parmi nous, à nos
représentations londoniennes, ce que, connaissant votre conscience
professionnelle et votre intérêt pointu pour la scène, vous accepterez
certainement avec enthousiasme. Vous verrez, Othello, c'est très
sympa. C'est l'histoire d'un mec frustré qui se voit refuser une
promotion et dont la jalousie maladive hypothèque méchamment le
fonctionnement de ses méninges aigries. Entre nous, c'est fou ce que
Shakespeare a mal vieilli.
Joëlle Richard, Lausanne
A propos de l'éditorial: «Dédé, fini de rigoler», Saturne N° 17
Pas des casseroles, une batterie de cuisine
(...) Là où les citoyens lambda peuvent, peut-être, s'octroyer quelques
privilèges glanés de-ci de-là, les magistrats et autres édiles devraient
mettre un point d'honneur à montrer l'exemple, être dignes de la
confiance que nous leur avons accordée et s'interdire de tels actes (et
bien d'autres). Et que dire du silence du Conseil d'Etat, instance
supérieure, qui ne pipe mot?
(...) A la table des petits copains, ce n'est plus de casseroles dont il
faut parler mais de batterie de cuisine, et la tambouille écoeurante
qui nous est servie est réellement indigeste!
Carol Jornod, Genève
A propos de: «Dédé, ça marche comment un roi du ridicule?», Saturne
N° 17
Bravo
Bravo pour votre article qui rappelle un historique intéressant. Il y
aurait peut-être lieu de développer également ce que ces
catastrophes successives ont coûté à la République, et aussi les
pertes en recettes occasionnées par l'abandon du Casino, sur les
conseils avisés des casinos français concurrents...
J.-P. Sfaellos, par l'internet
A propos de Saturne
Restez comme ça
(...) Ne changez rien, le journal est super.
Frédéric Collin, par l’internet |