L'INTERPELLATION DE SCARBO

Question du conseiller national UDC Oskar Freysinger:

«Pourrait-on demander aux fonctionnaires fédéraux de dire leur nom quand ils répondent au téléphone?»

Réponse du Conseil fédéral:
Monsieur, le Conseil fédéral a pris connaissance de votre question et vous en remercie. L'usage du téléphone varie beaucoup selon les régions; tandis qu'un Romand répondra volontiers «Allô», le Tessinois utilisera l'expression «Pronto», et l'Alémanique le «Ja». Il en va de même dans l'administration, en Suisse comme à l'étranger: «Allô, Durand», dira un fonctionnaire français, tandis que son homologue d'un ministère autrichien lui répondra à Vienne: «Ja, Freysinger». Par 4 voix contre 2 et une abstention, le Conseil fédéral a décidé de suivre votre recommandation. Désormais, tout employé de la Confédération sera tenu de dire son nom, afin de permettre à la population de définir aisément, en cas de guerre, si le fonctionnaire représente les seuls intérêts suisses, ou s'il défend aussi, en vertu de sa binationalité, la position de l'Etat ennemi. Nous allons également profiter de la réforme de l'administration fédérale pour réaffecter les fonctionnaires aux différents départements. Les employés seront répartis entre patronymes suisse-alémaniques (DÉFENSE), francophones (AFFAIRES ÉTRANGÈRES) et italophones (CULTURE). Les patronymes serbo-croates ou albanophones seront intégrés à l'Office fédéral de l'environnement, le temps de mener à bien les études visant à sa suppression définitive, dans le cadre du programme 2006 d'allégement budgétaire.

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