A propos de: «Maillard: une bonne sieste et puis au lit», Saturne n° 23
Je ne dors pas!
Thierry Meury se désole que je fasse la sieste depuis mon élection et
attribue cela à mon désir de faire carrière. Ce genre de reproches fait
mal. Et cela fait encore plus mal de ne pas répondre. Alors je réponds.
Je n'ai probablement jamais aussi peu «dormi». Et notamment pas en
ce qui concerne les requérants d'asile déboutés de la régularisation
par la circulaire Metzler. Je ne pose qu'une seule question: entre des
renvois de familles tout de suite assortis d'une rupture de collégialité
et la suspension des renvois pour les familles avec enfants, les
femmes kosovares isolées et en provenance de Srebrenica au prix du
respect de la collégialité, quel est le bon choix maître Meury? Puis-je
vous dire que le désir de faire carrière est un bien piètre critère pour
trancher ce genre de dilemme.
Pierre-Yves Maillard, Conseiller d'Etat, Lausanne
A propos de: «Le Téléjournal englué», Saturne n°23
Injuste
La Communauté des journalistes, réalisateurs et assistants de
réalisation tient à réagir au dossier publié dans le magazine Saturne
daté du 4 février 2005 et largement consacré au 19:30.
Les journalistes doivent admettre la critique, y compris de la part de
confrères, et l'humour un peu méchant est la marque de fabrique d'un
magazine satirique.
Cependant, l'information incomplète, les témoignages anonymes et le
long portrait à charge qui constituent cet article appellent une
réponse de fond.
1) Il est particulièrement injuste et blessant de dénoncer l'insuffisance
de l'audience du 19:30 alors que celle-ci est en progression. La mort
de Yasser Arafat, le tsunami, la commémoration de la libération
d'Auschwitz ou la vague de froid en Suisse, pour prendre des exemple
récents, sont des actualités que le 19:30 a couvertes en démultipliant
ses moyens techniques et humains. Des audiences particulièrement
hautes, au-dessus de 60%, parfois même au-dessus de 65%, ont
témoigné de l'intérêt des téléspectateurs.
2) Injustes et blessantes aussi les considérations sur le manque de
réaction de la rédaction d'Actu lors du raz de marée, alors que des
équipes commes celles d'Elodie Pakosz, de Flore Dussey, de William
Heinzer, de Sébastien Faure ou de Bernard Genier ont affronté des
conditions de travail très éprouvantes dans la plus extrême urgence.
3) Les remarques sur la prétendue mollesse et sur la prétendue
dérive «populiste» (les micro-trottoirs), sont pareillement déplacées.
Le 19:30 est un journal généraliste qui entend toucher le plus large
public tout en conservant la plus grande exigence journalistique. Il
prétend aborder les problèmes de déneigement aussi bien que la
géopolitique proche-orientale. Le local et l'international, le léger et le
grave doivent se décliner sans aucun préjugé: ni populiste, ni élitiste.
La récente édition du 27 janvier, qui a proposé deux dominantes
différentes, l'une très grave sur la commémoration d'Auschwitz, et
l'autre liée à la vie quotidienne, sur la vague de froid sur la Suisse, en
était l'illustration. Elle a donné lieu à l'une des plus fortes audiences
de ces dernières années.
4) Injustes et blessantes enfin les considérations sur la prétendue
paresse des collaborateurs TSR (le bus de 18 heures...), alors que
l'actualité évoquée plus haut, en cette période justement, a exigé de
tous les métiers un engagement exceptionnel.
La TSR en a vu d'autres. Elle est exposée aux critiques par sa large
audience et elle doit savoir les prendre mais elle peut les espérer
fondées sur de l'information plus fouillée et plus exacte.
Le Comité de la Communauté des journalistes, réalisateurs et
assistants de réalisation
A propos de Saturne
Merci d'être vivant
Voici une mince tranche de vie qui pourrait paraître dans vos
«Urbaines»:
«Non, ça va pas, je veux pas passer en 2005, je veux rester en 2004!»
Un homme, grande surface, Sierre, le 31 décembre 2004.
Et merci d'exister!
Paulette Berguerand, Sierre