SPÉCIAL VALAIS

Si ma fille était candidate?

TEXTE: NATHALIE DUCOMMUN ET ARIANE DAYER

«Si un jour ça lui prend, d'abord, je m'assois avec elle et
je pleure!» s'esclaffe Jean-René Fournier. Passé le choc,
quel conseil avisé peut donner l'homme politique
valaisan à sa fille quand elle décide de se lancer dans la
course au Conseil d'Etat? «De la persévérance», répond
avec sagesse, Wilhelm Schnyder. Plus pragmatique et
engageant, le conseil d'Eddy Duc: «Savoir ce qu'elle
veut, c'est le plus important. Qu'elle se crée un
mouvement de soutien, qu'elle se montre!» Carrément
spécifique, Jean-René Fournier, qui s'est remis de l'idée,
poursuit: «Elle ne devrait jamais entrer dans des
considérations spécifiquement féminines.» Sa devise:
cachez ce sexe que je ne saurais voir! Plus doux, «être
ambitieuse et le dire», commence Jean-Michel Cina.
Avant de se rétracter. «En même temps, c'est vrai que
l'on reproche plus facilement l'ambition à une femme
qu'à un homme...» Mmmm, comment faire alors? La
solution est toute trouvée. L'actuel président du Conseil
d'Etat vous le donne en mille: «Si ma fille était
candidate, je lui dirais "fais de la politique comme un
garçon!"»

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