PRD Neuchâtel: cause toujours
Lundi 14 février, la députée radicale neuchâteloise
Catherine Schallenberger renonçait définitivement à
être candidate au Conseil d'Etat. Laminée par son
propre parti incapable de la défendre sur un arriéré
d'impôts qu'elle a pourtant comblé en début d'année. A
la lumière de ce lâchage en bonne et due forme, les
«perspectives d'avenir», sorte de charte du Parti radical
neuchâtelois font pouffer sec. On apprend par exemple
que le parti s'est fixé pour but d'organiser une société
«où les opinions divergentes sont respectées et les
conflits sociaux seront réglés dans un esprit pacifique».
Acculer une candidate à se retirer sous le prétexte non
avoué qu'elle refuse de faire liste commune avec l'UDC,
ce doit être ça la définition radicale d'un règlement
pacifique. Et plus loin dans le texte au chapitre de la
qualité de la communication: «Il importe d'éviter que
des radicaux n'attaquent des positions (...) de
collègues. Il s'agit d'éviter d'étaler d'éventuelles
divergences internes. (...)» Les auteurs, dont l'actuel
président du parti Raphaël Comte, osent ajouter qu'ils
souhaitent ne jamais alimenter «l'image fausse» d'un
parti divisé. Bien joué, aujourd'hui à part peut-être la
bande de Gaza il n'y a rien au monde qui n'apparaisse
plus éclaté que ce PRD-là.
B.S.