Marie-Hélène Miauton, force de réaction
TEXTE: THIERRY MEURY
C’est toujours un plaisir de retrouver chaque
semaine dans les colonnes du Temps la chronique
de Marie-Hélène Miauton. Chaque vendredi en
effet, cette petite soeur des riches nous offre sur un
plateau toutes les vieilles rengaines de la droite
réactionnaire d’il y a trente ans, voire plus. Pour
Marie-Hélène Miauton, nous sommes toujours en
pleine guerre froide, le Mur n’est pas tombé, les
bolcheviks sont aux portes du Palais fédéral et
Calmy-Rey et Leuenberger sont des taupes
marxistes-léninistes! Pour preuve, son papier en
date du 29 avril et intitulé «1er Mai», où la Mère
Teresa des millionnaires s’offusque que certains
aient pu s’émouvoir du score de 20% réalisé dans
une petite commune soleuroise par un candidat
ouvertement néonazi, alors que, dans le même
temps, ceux-ci ne trouvent rien à redire à l’élection
de communistes dans des exécutifs communaux
comme Lausanne ou Genève. Et il est vrai qu’après
plus de seize ans au Conseil administratif de la Cité
de Calvin, pour ne citer que cet exemple, on sent
dans l’action de l’inénarrable André Hediger, un
stalinisme latent mettant en danger les
fondements de nos institutions démocratiques!
Comment ne pas voir la mainmise de la Tcheka
derrière son soutien sans faille aux clubs de
pétanque?
Dieu merci, la Soeur Emmanuelle des grands
managers veille! Et, pour nous rappeler le vrai
danger qui nous menace, elle n’hésite pas à mettre
sur un même pied les slogans haineux arborés par
les extrémistes de gauche ce 1er Mai, comme
«Défendons nos acquis sociaux!» ou encore «Halte
aux licenciements!» et les déclarations des
nazillons soleurois voulant «balayer les Africains de
leur commune!». Force est de constater que ces
instituteurs trotskistes, scandant, le joint à la main
et le porte-voix dans l’autre, «halte au
démantèlement des services publics!» sont aussi
dangereux que les skinheads emplis de bière et
défilant bras tendu en vociférant: «Mort aux
étrangers!» ou «Heil Hitler!»
Marie-Hélène Miauton le sait, et c’est avec courage
que, chaque vendredi, elle dénonce le rouge
complot qui se perpétue depuis 1789!
Il faut venger Marie-Antoinette!