A propos de «Qui couche avec qui? La nouvelle traque», Saturne No
33
La libido des rigolos
Un article qui se veut sobre et honnête d'une affaire qui se veut
dramatico-comique qui m'a échappé à l'époque. Elle a cependant le
mérite de soulever des questions sur la société dans laquelle nous
vivons, en deux mots sur nous-mêmes. (...) Tout le monde n'a plus
beaucoup de temps pour suivre la politique, ils doivent déjà la subir.
Les parades politicardes de séduction et de virilité envoûtent depuis
pas mal de temps les fervents citoyens que nous sommes. Les mots
courageux, lancés sur les ondes hertziennes le 5 juin 2005, ne sont à
mes yeux que le reflet de nos vagues satisfactions au masculin et au
féminin. (...)
Souhaitons que nos hommes et femmes politiques s'améliorent dans
la forme et aillent jusqu'au fond. Toutefois, laissons (-leur) leur libido à
ces petits rigolos!
Jean-Maurice Mariéthoz, La Tour-de-Peilz
A propos de la pépite: «Des coups de dico qui se perdent», Saturne No
33
Fini le rêve de la femme libérée!
Bizarre, sous d’autres cieux que Saturne, un certain Lionel Jospin nous
a rejointes dans nos fantasmes les plus fous! En 2000, il a prôné un
programme de politique familiale où la famille traditionnelle n’est
considérée que comme un type de ménage parmi d’autres. Ces
unions consensuelles ou «libertés conquises» ont engendré des «m-au-
x» dans le tissu social et des frais supplémentaires dans le budget
national. (...)
L’évolution relativiste voulue par les soixante-huitards a déjà
gangrené notre société. Aucun jugement moral n’est de mise; il est
interdit d’interdire. Pourtant, des voix avisées réclament le retour de
normes et de repères.
Les Femmes UDC du Valais romand, avec leur attachement aux
valeurs chrétiennes et à la famille traditionnelle, ont toujours lutté
pour une société saine où chacun trouve sa place selon ses aptitudes
et sa nature. A force de chercher à niveler, à gommer, à nier et à
égaliser, les femmes socialistes féministes toucheront le fond: boulotdodo,
système kolkhoze, collectiviste. Elles travailleront dans l’univers
«unisexe» avec le droit de servir les plus riches de ce monde, comme
à l’époque du féodalisme. Fini le rêve de la femme libérée, ce sera le
retour à l’esclavage dans une société déchaînée.
Un conseil: des «m-a-u-x» choisir les moindres! On peut adhérer aux
Femmes UDCVR par l'internet…
Jacqueline Bovier, Femmes UDCVR, Sierre
A propos de l'édito: «Déliqué-France», Saturne No 32
Délisuisse
J'ai lu avec intérêt votre commentaire sur le «non» français. Le peuple
a parlé, avec une participation élevée. Le peuple a besoin de temps
pour assimiler les changements importants. Il est juste de lui laisser le
temps de le faire. (...) La Suisse, quant à elle, doit cesser ses
complexes par rapport à la France ou l'Europe. C'est ce dont je me
persuade de plus en plus depuis les quinze années où je travaille en
Suisse. La Suisse se cherche, culpabilise, etc. Pourquoi? Pour avoir les
mêmes taux de délinquance qu'en Belgique ou en France? Je
constate, dans mon entourage direct, une dizaine de personnes qui
se sont fait agresser ces dix dernières années à Bruxelles, capitale de
l'Europe, moralisatrice en chef: mon père (plein de métastases au
moment de son agression), ma mère (à plusieurs reprises), mon
beau-frère (en plein centre de Bruxelles, un couteau sur la gorge). (...)
Ce n'est pas fini, mais je m'arrête ici. L'Europe veut beaucoup de
choses, mais trop rapidement, car au rythme des mandats des
politiciens, pas à la mesure de l'histoire, en ménageant les
susceptibilités lorsqu'il le faut. Alors, je dis: bravo la Suisse. Continue
à tenir comme le village d'Astérix au milieu de l'Empire romain. Nage
à contre-courant, jusqu'à ce que tes sept siècles de démocratie
directe soient rattrapés par les autres pays d'Europe au centralisme
ancien. Mes amis suisses, jetez vos complexes. L'Europe a aussi à
apprendre de vous.
Youri Popowski, Genève
A propos de l'histoire de l'art: «Mélancolie des hauts et débat»,Saturne No 32
Bien plus que de la mélancolie!
J'ai plaisir à lire Saturne auquel je suis abonné pour ce qu'il contient
d'impertinence, mais, si je partage votre goût de l'insolence, je suis
moins certain de partager celui de l'à-peu-près. Je veux parler ici de
votre article concernant Melancolia. Il semble en effet que vous soyez
dans l'ignorance de certaines connaissances. (...) Il faut souligner
comment l'ange méditatif s'inscrit dans un pentagone étoilé. (...) On
peut aussi s'attarder sur la curieuse pierre taillée placée au pied
d'une échelle à sept barreaux. (...)
Dürer voulait transmettre bien autre chose que l'image d'une muse
en panne d'inspiration! Malheureusement, comme vous le constatez,
la Connaissance traditionnelle a bien du mal à survivre dans
l'ignorance et l'obscurantisme actuels. Cela exposé, je comprends
encore moins la relation qui peut être faite entre cette oeuvre
ésotérique et la nullité de l'émission Infrarouge de la TSR, si ce n'est
de mettre en exergue le sentiment de solitude que ressentent ceux
qui se trouvent en présence de la médiocrité des actes engendrés par
l'homme ignorant et inconscient ainsi que sa course effrénée dans le
monde du paraître.
Gérard Fombonne, Vevey
A propos de la recette: «Du roast-beef chez les roast-beefs», Saturne No 28
Bad humor
La prochaine fois que vous «visitez» mon pays d'origine, levez s'il
vous plaît le nez un peu plus haut que le bord de votre assiette. Vous
verrez alors que, en ce qui concerne l'écriture humoristique, vous
avez encore beaucoup à apprendre.
Dans l'attente, donc, du plaisir de lire le No disons 828 de votre revue,
je vous présente mes salutations distinguées.
Janice McLennan, Genève