LE COMMENTAIRE

Et après ça, un peu de politique?

TEXTE: ALICE DE MARVAL

Les libéraux-radicaux neuchâtelois ont affiché
partout leur candidat perdant avec le slogan «Après
Studer, Bauer». Ou quand l’amour de la rime
pauvre supplée les idées, idées que, pour tout dire,
le non-élu n’a pas et n’a jamais vraiment eu. Quel
beau résumé en somme de la complète vacuité du
programme politique de la droite neuchâteloise et
de son penchants national-populiste. On voudrait se
consoler. Impossible. Pas l’ombre notamment d’une
paille de poussière de créativité. On aurait pourtant
pu dire bien des choses, en somme.
Après Studer, Bauer et après Bauer, le cimetière, et
après le cimetière? Mmh? Tu redeviendras
poussière. Ensuite, après la poussière, le karcher
évidemment, et après le karcher, tout de suite
l’incendiaire. Et puis, ça s’enchaîne: dès après
l’incendiaire, les taillées croupières, dans une
ambiance délétère, en plein coeur de l’hiver, sans
en avoir l’air, va te faire lanlaire… Non, ça dérape,
on reprend le chantonné air: après Studer, Bauer,
après Bauer, Blocher, après Blocher, les nonentrées
en matière et, après ça, je crois, n y a plus
qu’à s’taire.
Ben non, ça cloche encore. On reprend l’air.
Après Studer, Bauer, après Bauer, galère, après
galère, pater et puis noster et puis pater noster et
puis un cierge pour cette droite suicidaire.
Non, non, non, faut encore reprendre l’air. Après
Studer, Bauer, après Bauer, Zuberbühler, après
Zuberbühler, Müller, après Müller, Spycher, après
Spycher, Streller et après Streller… goal, goal, goal,
goal.
Après quoi, canal urinaire, Blatter, réglementaire,
arrêts disciplinaires, et cette conclusion
particulière: après Studer, Bauer. Aïe! mes couilles.

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